Le premier prototype de Citroën sorti à la veille de la seconde guerre mondiale
Lorsqu'au lendemain de la guerre 1939-1945, en 1948 exactement, la presse française annonçait, à grands renforts de publicité, la naissance de "la première voiture française fabriquée en grande série", sous la marque Citroën, bien peu de personnes (tout au moins dans le grand public) avaient entendu prononcer ce nom.
En 1939, 250 prototypes de 2CV sont construits dans le plus grand secret. Son moteur, le plus petit de l'histoire automobile, est un 375 cm3.
Alors que toute la France attend la première sortie officielle de la 2CV prévue pour le mois d’octobre au Salon de l’Auto, la guerre éclate en septembre 1940. Pendant la guerre, Pierre-Jules Boulanger continue secrètement ses essais à l’abri des regards allemands, afin de perfectionner son ouvrage.

Pierre Boulanger
5 ans plus tard, la guerre terminée, la 2CV pourrait sortir. Mais le pays est en pleine reconstruction et en pleine période de pénurie.
Les usines ne peuvent acquérir de matières premières à leur guise. Des quotas sont attribués aux différents constructeurs. La priorité est accordée à la nouvelle régie Renault et à sa petite 4CV, conccurente de la 2CV.
Ce contre temps permet cependant d'affiner la 2CV et de poursuivre les essais dans le plus grand secret.
Présentée pour la première fois au grand public au Salon de l'automobile de Paris, le 7 octobre 1948, la Citroën 2CV s'inscrit dans l'histoire de l'automobile française et européenne comme une voiture à part.
Au Salon, c'est la stupéfaction générale, pour une fois tous les spécialistes du monde automobile et le public sont unanimes : "on n'a jamais rien vu d'aussi laid". Bien que les avis soient partagés, seul un journaliste suisse lui prédit vraiment un très grand avenir.
La 2CV de la Rochetaillée-sur-saône :
L'histoire de cette 2CV est assez compliquée. Sa première carrosserie était celle d'un des premiers prototypes de 2CV. Ensuite, durant la guerre, elle a servi pour faire les essais de pneumatique pour la future 2CV cachée sous cette carrosserie de pick-up.
Puis, à la fin de la guerre, en 1946, elle fut vendue, avec un lot de ferraille à Henri Malartre.Ferrailleur de son état, il a toujours conservé les voitures dignes d'interêts qui aboutiront, en 1962, à la construction de son musée.
Trois 2CV de 1939 :
La première image qui frappe en entrant c'est les trois 2CV de 1939 qui ont été inaccessibles lors du dernier rétromobile. Ici point de problème, même pour regarder dedans et sous le chassis.