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Pères fondateurs de la 2CV


Pierre-Jules Boulanger

Il a dirigé Citroën en tant que vice-président et PDG entre 1935 jusqu’à son décès accidentel le 11 novembre 1950 sur la Nationale 9 au volant d’une Traction Avant 15/Six le 11 novembre 1950 à Broût-Vernet dans l’Allier. Lorsqu’après la cession de Citroën à Michelin 1935, Pierre Michelin devient PDG de Citroën, Pierre Boulanger devient son adjoint, vice-président et chef du Bureau d’études de la firme automobile. Il en deviendra président en 1937 après le décès accidentel de Pierre Michelin et gardera ce poste jusqu’à sa mort. Avec Pierre Michelin, il commencera par appliquer une politique d’austérité et de réduction de coût. Pour cela, il diminuera les salaires, effectuera des licenciements et annulera le lancement de la Citroën 2CV à moteur V8.
Cette politique portera ses fruits et Citroën se redressera.

Il sera l’instigateur de ce qui s’appelait la TPV (très petite voiture) et qui deviendra en 1948 la 2CV.

Boulanger en écrivit le cahier des charges : “faire une voiture pouvant transporter 4 personnes et 50 kg de pommes de terre, à la vitesse de 60 km/h, pour une consommation de 3 litres d’essence aux 100 km… elle devra être conduite par une femme ou un débutant sans difficultés… et l’esthétique, je ne veux pas en entendre parler!”

Il était connu pour son austérité, sa grande capacité de travail, son sens du secret (caractéristique de la culture Michelin) et son absence d’ostentation (il achetait ses costumes à la coopérative Michelin). Craint et respecté, certains le surnommaient également le tyran imaginatif. PJB trouve la mort en 1950 dans un accident de voiture à bord d’une Traction Avant 15/Six, avant d’avoir connu le grand succès de la Citroën DS, dont il avait lancé la conception avec le projet VGD (Voiture à Grande Diffusion).

Flaminio Bertoni

Flaminio Bertoni façonna et sculpta pendant plus de 30 ans l’image des véhicules au double chevron. Il repose depuis 1964 au cimetière d’Antony. C’est des mains de ce sculpteur, promu Chevalier des arts et des lettres par André Malraux, que naquirent ces carrosseries présentes dans nos esprits. Flaminio Bertoni est embauché aux usines d’André Citroën en 1932, où il prend rapidement la direction du service du “Style” de la grande marque automobile, qu’il gardera jusqu’à sa mort en 1964.

Cet homme hors du commun et aux talents multiples est né le 10 Janvier 1903, à Varèse en Italie. Très vite, il se fait remarquer par ses dons de dessinateur, occupant ses loisirs à dessiner.

Sa grande habileté le fait remarquer à l’automne 1922, par une délégation française de techniciens, en visite à l’usine Macchi où il travaille. Bertoni se voit offrir un voyage d’étude en France, à Paris.

Ensuite, il entre à la Sical (Société Industrielle de carrosserie de Levallois Perret) qui fabrique en sous-traitance des carrosseries pour Citroën. Remarqué par un ingénieur du bureau des études Citroën, il est rapidement embauché le 27 juin 1932 au Quai de Javel.

A son arrivée dans le service carrosserie dirigé par l’ingénieur Cuinet, le projet “V” était techni-quement avancé : la future Citroën sera monocoque tout acier sans châssis, et tractée par ses roues avant, en totale avant garde sur son temps. La grande manifestation du génie de Bertoni a lieu au début du printemps 1933, quand il en sculpte la carrosserie. Du “dessin plan”, il vient d’inventer le maquettage volumique en trois dimensions. Sa création provoque l’enthousiasme d’André Citroën. Après des problèmes de liquidation, Citroën et son usine du Quai de Javel est reprise par Michelin fin d’année 1934. André Citroën meurt quelques mois plus tard. Avec l’arrivée de Pierre Boulanger aux commandes du bureau d’études des automobiles Citroën, un plan drastique est mis en place et permet le redressement de la situation.

Bertoni prend part aux projets futurs de la marque au double chevron : La TPV (Très Petite Voiture) et VGD (Voiture à Grande Diffusion). La première deviendra par la suite la 2CV et la seconde la DS. Mais ces projets ne verront le jour qu’après d’autres événements tragiques : la seconde guerre mondiale. Durant cette période, il continue à travailler en grand secret sur les projets de Citroën, persuadé que l’occupation allemande ne serait pas éternelle.

Et c’est la 2CV qui la première est présentée au grand public lors du Salon de l’Auto de 1948.

Puis même succès pour la DS surnommée “la bombe” au Salon de l’Auto de 1955. Deux années plus tard, Citroën reçoit le prix d’honneur à la Triennale d’art et d’esthétique de Milan. Une consécration pour Bertoni!


André Levebvre

Né à Louvres-en-Parisis, le 19 août 1894, André Lefebvre a fait ses études à Nantes et entre en 1911 à l’école supérieure d’aéronautique dans le quartier de Montmartre à Paris.
Il commence à travailler chez Gabriel Voisin et construit des avions militaires. Il invente le premier train d’atterrissage quadricycle muni d’amortisseurs et de freins. En 1919, il emploiera les techniques de l’aviation pour l’automobile. Après la première guerre mondiale, l’entreprise Voisin passe à la construction des automobiles.
André Lefebvre devient pilote des automobiles Voisin et gagne le grand prix de Tours en 1924. De son passage dans l’aéronautique, chez André Voisin, il retiendra aussi le dépouillement des tableaux de bord des premiers avions : le volant et le levier de la vitesse de la 2CV s’en inspireront ainsi que la capote, les sièges et la carrosserie en duralumin.

En mai 1931, il entre chez Renault en tant qu’adjoint du chef du bureau d’études, Serre. Il a été engagé par André Citroën en 1933. Après la mort d’André Citroën, il continua à travailler pour les automobiles Citroën. La 2CV, voiture spartiate, est une vraie faucheuse de marguerites. Le premier prototype avec son phare unique a vraiment une sale gueule et il peine à tenir la route. La voiture définitive dessinée par André Lefebvre dispose de tout ce que le bureau d’étude a pu inventer pour simplifier et alléger la voiture. C’est ingénieux, intelligent et laid. Mais elle connaîtra bel et bien le succès qu’on lui connaît.


Citroën, une aventure Industrielle

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