2CV AZL – 1956

Comme un goût du luxe ! La 2CV AZL bénéficie de modifications qui améliorent tout à la fois sa présentation et son confort.

Dans la longue généalogie de la 2CV, l’AZL est la première version à jouer quelque peu la carte du luxe. Pour doper encore un peu plus les ventes, la 2CV s’embourgeoise, avec cette version qui offre des finitions en hausse, s’offrant même un véritable dégivrage de pare-brise. Davantage de couleurs disponibles, capote coordonnée à la teinte de la carrosserie (gris, grenat, vert ou bleu foncé), nombreuses baguettes chromées et habitable plus cossu : elle tente de transformer une auto jusque là purement utilitaire et très largement rurale en une seconde voiture potentielle pour les urbains dont les moyens financiers augmentent.

Malgré l’arrivée de la 2CV AZLP (avec porte de malle) en Octobre 1957, la AZL sera fabriquée pendant près de 10 ans avec sa capote longue. En 1956 en France, il n’y a plus besoin de faire connaître la 2CV, qui n’en finit plus de séduire. Avec un L comme Luxe, la 2CV AZL se distingue des 2CV A et AZ par un nouvel aménagement intérieur et extérieur. Se tournant vers une finition optimisée, les roues, les pares-chocs, l’armature métallique des sièges et la boule du levier de vitesse se parent d’une teinte claire.

 

Des baguettes en aluminium poli ornent les bas de caisse, le milieu du capot et les contours du pare-chocs. Des teintes telles que du bleu, vert ou bordeaux apparaissent dans l’habitacle, avec des garnitures non plus en tissus écossais mais en tissu à fines rayures baptisé Bayadère qui sont assorties à la capote. Les garnitures de portes sont les grises du modèle AZ. En matière de mécanique, celle-ci ne connaît aucune amélioration et est strictement conforme à la 2CV AZ, la seule nouveauté étant une dérivation sur la canalisation de chauffage gauche destinée à alimenter la buse de dégivrage du pare-brise. Son volant ainsi que ses armatures de banquettes sont désormais peints en Gris Acier et assortis aux roues et aux pare-chocs. Le conducteur dispose devant ses yeux d’une console couleur carrosserie sur laquelle on trouve l’ampèremètre, les tirettes de starter et de démarreur, les feux de position et, sur le côté, la clé de contact. Le compteur de vitesse quant à lui est, comme depuis l’origine de l’auto, rapporté sur la gauche du volant. La molette située en dessous actionne les essuie-glaces. A partir de novembre 1959, le pare-soleil n’est plus en carton bouilli, mais en plastique souple.
A partir de Mai 1957, le réservoir de liquide de frein de marque Lockheed est en verre.

Il faut attendre 1959 pour voir la 2CV évoluer de façon importante : les clients potentiels auront alors le choix entre le sempiternel gris et un bleu glacier accordé au bleu nuage des roues, pare-chocs, volant, tube fixe de direction et armatures de sièges. Comble du luxe, un poste de radio le Radioën sera proposé en option en septembre 1959.

 

  

En outre, la capote n’est plus en toile mais en coton plastifié, pour une meilleure étanchéité, et adopte une lunette aux dimensions bien plus généreuses. D’ailleurs la véritable amélioration qu’apporte cette 2CV à son conducteur concerne essentiellement la visibilité.

En 1958, petite révolution ; la 2CV AZLP offre une vraie porte de malle AR. Jusque là, seuls les accessoiristes la proposaient.

Moteur : 2 cylindres à plat
Cylindrée : 425 cm3
Alésage & course : 66 x 62 mm
Puissance : 12 ch à 4 000 tr/min
Alimentation : par carburateur inversé
Distribution : arbre à came central
Transmission : boîte à 4 rapports
Pneumatique : 125 x 400
Poids : 490 kg
Vitesse maximale : 80 km/h

Citroën associe de plus en plus la femme à l’imagie de sa 2CV. On est très loin de la communication des débuts qui mettait l’accent sur le côté pratique avec des slogans du style « la 2CV est un bleu de travail ou un complet de ville ».

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