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La 2CV dans les années 1930


Les années 1930 ; un premier prototype, une première TPV

1935

Pierre-Jules Boulanger (PJB) dit calmement, un jour à Brogly (Directeur du personnel Citroën) ;

« Faites étudier par vos services une voiture pouvant transporter deux cultivateurs en sabots, cinquante kilos de pommes de terre ou un tonnelet à une vitesse maximum de 60 km/h pour une consommation de tois litres d’essence aux cent. En outre, ce véhicule doit pouvoir passer dans les plus mauvais chemins, il doit être suffisamment léger pour être manié sans problèmes par une conductrice débutante. Son confort doit être irréprochable car les paniers d’oeufs transportés à l’arrière doivent arriver intacts. Son prix devra être bien inférieur à celui de notre Traction Avant et, enfin, je vous précise que son esthétique m’importe peu. »

C’est à ce moment et grâce à Pierre Jules Boulanger que commencera vraiment l’histoire de la 2CV.

1937

Il y aura 49 prototypes différents recensés de TPV (Très Petite Voiture, nom de la 2CV jusqu’en 1948 et sa présentation au salon de l’automobile) avant d’arriver au modèle définitif d’après-guerre que l’on connait. Au début de l’année 1937 un premier engin est prêt. C’est un monstre en Duralinox qui, déjà, a une certaine parenté avec la 2CV.
Mais il faut assurer un maximum de discrétion pour ce véhicule hors-norme ; Boulanger charge un collaborateur de lui trouver un endroit (ce sera à la Fierté-Vidame) et personne ne sera autorisé à pénétrer dans ce lieu pas même les plus proches collaborateurs de PJB.

Les premiers essais de la TPV 1937 seront très décevants.

1938

Nous ne sommes qu’au début de l’année 1938 et une vingtaine de TPV se relaient sans relâche sur les pistes secrètes de la Fierté-Vidame. Mais au vu des objectifs de production de PJB, personne chez Citroën ne voit se profiler le conflit mondial. Pour le personnel dirigeant, il est donc temps de songer à la fabrication avant le Salon de 1939, si l’on veut voir une nouvelle Citroën chez tous les concessionnaires pour son lancement.

1939

Alors qu’une première TPV est sur le point d’être achevée, la guerre éclate, et le Salon n’aura pas lieu. On empile une partie des quelques TPV incomplètes le long d’un mur de l’usine. Une poignée d’autres plus achevées (on parle d’une dizaine, ou de plusieurs dizaines) sont protégées sous des bâches où elles vont s’empoussiérer tranquillement, rouillant peu à peu, oubliées de tous sauf du patron.

Pendant la guerre, PJB travaille en secret sur son projet, refusant des propositions allemandes qui veulent en savoir plus.

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